Il
ne connaissait pas la douleur, ni le soleil en son corps, ni même la lumière
cachée dans la mémoire de ses pères, l'homme, lorsqu'il effaça la courbe où il
se jouait, pour n'être plus qu'un point, un souvenir... Ni cette main secrète
qui distribua ses cendres aux nuits afin qu'elles se souviennent de son
éphémère passage.
Peut-être
as-tu vu son visage, au délié des bruyères, écouté le pas des forgerons, de
l'aube et la faible lueur qui l'engendra naguère d'un feu plus céleste
Peut-être
cette lumière vibre-t-elle encore en toi, étranger sur cette terre,
vibre-t-elle dans tes poings refermés sur l'alouette mirage !
Peut-être
un jour seras-tu aussi du voyage, alchimiste fugitif, géomètre
d'une courbe aux dessins fragiles ?

