mardi 27 octobre 2015


Il ne connaissait pas la douleur, ni le soleil en son corps, ni même la lumière cachée dans la mémoire de ses pères, l'homme, lorsqu'il effaça la courbe où il se jouait, pour n'être plus qu'un point, un souvenir... Ni cette main secrète qui distribua ses cendres aux nuits afin qu'elles se souviennent de son éphémère passage.
Peut-être as-tu vu son visage, au délié des bruyères, écouté le pas des forgerons, de l'aube et la faible lueur qui l'engendra naguère d'un feu plus céleste
Peut-être cette lumière vibre-t-elle encore en toi, étranger sur cette terre, vibre-t-elle dans tes poings refermés sur l'alouette mirage !
Peut-être un jour seras-tu aussi du voyage, alchimiste fugitif, géomètre d'une courbe aux dessins fragiles ?
 

lundi 26 octobre 2015


                 
           
                              L E VENDREDI 18        et    LE SAMEDI 19 MARS  2016

            Spectacle conçu et réalisé par EUGENE FRESNEL.   

             Mise en espace et en musique     de la poésie de   PATRICK RAVEAU

                                  « Chemins naissants dans la brûlure des jours »

« La mouvance où l'on peut lire le flux de la parole poétique se laissant inspirée par le monde tel que le poète le perçoit dans son fur et à mesure, celui d'une perpétuelle émouvance qui fait de Patrick Raveau un lyrique des oscillations, le baladeur de "nos pérégrinations" qui "marche  dans la brûlure des jours", un baroque entre deux millénaires, un conjugueur par amour du je et du tu, de l'homme et du monde dans leurs éclipses comme dans leurs effusions. »       Laurent Desvoux, Poète

Distribution:

Pianiste et compositeur : Paul Lanthier.

Récitant :Laurent  Desvoux.

Chant : Olivier Merlin /ténor.

         : Eugène Fresnel / baryton.

Danse :Olivier Merlin.

Photos : Patrick Raveau.

Création nationale.
   

EUGENE FRESNEL Baryton; actuellement programmé jusqu'en Janvier 2016  dans les Opéras de Darius Milhaud et dans l'opéra contemporain de Stéphane Leach : "Le Fol Amour d'Hippolyte" Concepteur du projet:" Ce soir , vous n'irez plus à l'opéra, c'est l'opéra qui vient chez vous. Représentation, décembre 2015 : Cosi fan tutte. Récital à Paris le 29 Novembre 2015

 PAUL LANTHIER, Compositeur. Classe de composition au conservatoire de Rouen.

OLIVIER MARTIN. Etudes de chant et de piano au conservatoire régional de Cergy. Professeur de chant, il se produit en soliste ou au sein d'ensembles vocaux aussi bien en France qu'à l'étranger.

LAURENT DESVOUX/  animateur d’ateliers de poésie et auteur de nombreux poèmes, et de centaines  de chansons. Membre de la Sacem, Président du Verbe Poaimer, avec Brigiette Moyon-Dyrek

dimanche 25 octobre 2015

                 Inédit


Dans le jardin des ombres  je marche fantôme

parmi les spectres du soleil  que le givre

retient dans ses feuillages  sombres

Eclat d’or     nervures de nuit 

Et je nous conte ensemble d’un chœur de silences

que couvrent les voix d’outre-monde     

Nous     Comme la rivière d’azur qui draine les éclats du soleil

 

J’ouvre la pierre froide     pour y lire le ciel enclot  dans l’atome

Dans le jardin des morts, l’aubier se couche sous l’ombre

du marronnier de l’enfance   Ce sont de grands fûts de mémoire

qui bercent le bleu nuit,   et des ruisseaux qui serpentent

jusqu’au pied des hauts murs du monde         et je contemple

la peinture de nos étreintes furtives, les lèvres de la mère gisante           

de l’amante enfouie  sous des nuits étrangères

qui m’épellent  quand nos paumes apprivoisent le soleil

                                                                                                    Patrick Raveau

 

 

jeudi 6 novembre 2014





Vient de paraître   Feux de lumière tardive                   


Ce livre est profusion, dans le sens de concentration d’images, de convergence d’idées. C’est une évolution de la conscience de l’Homme, oui, une prise de conscience de la verticalité animale de l’Homme, de son pouvoir de regarder par-dessus les hautes herbes, et de devenir ainsi : l’horizon (l’illusion de l’horizon). Il y a dans ce livre une férocité lucide, un engagement vers les contraires ; paradoxale vivacité de l’esprit entre la bouche qui exprime et celle qui dévore, entre la main qui crée et celle qui brise. L’Homme apparaît tel qu’en lui-même : un instinct raisonnant. On progresse au fil des pages dans un univers de subtils entrelacs, au sein desquels demeure toujours la lucidité du verbe. Ce qui apparaît comme foisonnement, comme lyrisme, n’est-il pas plutôt fil d’Ariane dans le labyrinthe de l’esprit ?
Patrick Raveau ne se conforme à aucune mode, à aucun dictat. Sa liberté d’écriture, comme toute liberté vraie, s’appuie sur la connaissance. Il déroule son texte dans un geste authentique, écartant tout leurre et tout a priori. Daniel LEDUC         




J’ai la poésie vorace, la fièvre du bleu !
  



mercredi 17 août 2011

Poésies récentes



Moi, l’aliéné      le fou
qui n’ai pas su aimer l’amour
comme j’aime la pierre muette
sous l’eau vive La terre sous le gel
des saisons

Moi l’illusoire infini
L’ombre sans le soleil
la clarté vaine, aveuglante
sans même le vestige d’un bleu
que ton ciel printanier
a fait naître

Ce ciel en moi tout ce ciel vide
aujourd’hui cette démesure
privée de l’éclair de ton rire
du froissement de nos corps d’hier
et moi le froid le très froid
en moi sans toi,
mes mains gelées qui cherchent le fruit
et l’or sous la pierre
sous l’eau vive, ton visage tes lèvres

moi la terre qui pénètre la terre, qui entre
dans l’antre de mes jours
moi
sans
toi


dimanche 14 août 2011

Hydriss

Roman de Science-Fiction

 Parution : février 2013


Une belle couverture qui ne devrait pas manquer d'attirer ceux qui feuillettent les livres, une quatrième de couverture qui pose des questions et devrait inciter à lire voilà qui est de bon augure, vous ne trouvez pas ?

Nous sommes sur la planète Aguador nouvellement découverte et habitée par les terriens et où l'on peut trouver des vestiges d'une ancienne civilisation. Tout va bien. Les humains jouissent de cette immortalité dont ils ont tant rêvé et bénéficient d'une mémoire infaillible et illimitée. Ils vont bien, même si ce paradis paraît un peu artificiel. Mais tout se met à dérailler... Des rides apparaissent dans les tissus alors qu'elles ne le devraient pas. La criminalité qui avait disparu fait son grand retour et avec des appareils pour capter les pensées, les visions du mort au moment fatidique. Oriani, un neurogénéticien, constate qu'il ne peut visionner toute l'histoire d'Aguador. Les origines de la colonisation manquent ou sont déformées et des scènes bizarres sont diffusées. Mais la quatrième de couverture vend la mèche: Hydriss, une IA, vivrait au fond de l'océan d'Aguador se nourrissant de l'énergie psychique des humains.
On notera que l'auteur s'il n'est pas très connu a quand même une production assez importante dont une partie en collaboration avec Jean-Pierre Planque (dont je me permets de vous recommander le site internet).
C'est de la science-fiction classique, j'allais dire de base, que l'on aurait pu trouver aux éditions Rivière Blanche. Une science-fiction qui emporte le lecteur et lui ouvre un imaginaire où se multiplient les personnages et les situations dramatiques. Aujourd'hui l'IA a remplacé le monstre lovecraftien tapi dans les abysses et les hommes ont joué aux dieux mais les résultats sont sensiblement les mêmes. Nous en redemandons.

Bonne lecture.
[Noé GAILLARD]

murmure.info