Dans le jardin des ombres je marche fantôme
parmi les spectres du
soleil que le givre
retient dans ses feuillages sombres
Eclat d’or nervures de nuit
Et je nous conte ensemble d’un
chœur de silences
que couvrent les voix
d’outre-monde
Nous Comme la rivière d’azur qui draine les
éclats du soleil
J’ouvre la pierre froide pour y lire le ciel enclot dans l’atome
Dans le jardin des morts,
l’aubier se couche sous l’ombre
du marronnier de l’enfance Ce sont de grands fûts de mémoire
qui bercent le bleu nuit, et des ruisseaux qui serpentent
jusqu’au pied des hauts murs du
monde et je contemple
la peinture de nos étreintes
furtives, les lèvres de la mère gisante
de l’amante enfouie sous des nuits étrangères
qui m’épellent quand nos paumes apprivoisent le soleil
Patrick Raveau
Patrick Raveau
Très beau... des métaphores enivrantes et toujours l'émotion en filigrane...
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