dimanche 25 octobre 2015

                 Inédit


Dans le jardin des ombres  je marche fantôme

parmi les spectres du soleil  que le givre

retient dans ses feuillages  sombres

Eclat d’or     nervures de nuit 

Et je nous conte ensemble d’un chœur de silences

que couvrent les voix d’outre-monde     

Nous     Comme la rivière d’azur qui draine les éclats du soleil

 

J’ouvre la pierre froide     pour y lire le ciel enclot  dans l’atome

Dans le jardin des morts, l’aubier se couche sous l’ombre

du marronnier de l’enfance   Ce sont de grands fûts de mémoire

qui bercent le bleu nuit,   et des ruisseaux qui serpentent

jusqu’au pied des hauts murs du monde         et je contemple

la peinture de nos étreintes furtives, les lèvres de la mère gisante           

de l’amante enfouie  sous des nuits étrangères

qui m’épellent  quand nos paumes apprivoisent le soleil

                                                                                                    Patrick Raveau

 

 

1 commentaire:

  1. Très beau... des métaphores enivrantes et toujours l'émotion en filigrane...

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