mardi 27 octobre 2015


Il ne connaissait pas la douleur, ni le soleil en son corps, ni même la lumière cachée dans la mémoire de ses pères, l'homme, lorsqu'il effaça la courbe où il se jouait, pour n'être plus qu'un point, un souvenir... Ni cette main secrète qui distribua ses cendres aux nuits afin qu'elles se souviennent de son éphémère passage.
Peut-être as-tu vu son visage, au délié des bruyères, écouté le pas des forgerons, de l'aube et la faible lueur qui l'engendra naguère d'un feu plus céleste
Peut-être cette lumière vibre-t-elle encore en toi, étranger sur cette terre, vibre-t-elle dans tes poings refermés sur l'alouette mirage !
Peut-être un jour seras-tu aussi du voyage, alchimiste fugitif, géomètre d'une courbe aux dessins fragiles ?
 

2 commentaires:

  1. Patrick Raveau - poète lumineux dont les ombres ont soif !

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  2. La force et la beauté d'une écriture poétique profondément sensible et ô combien maîtrisée... pour une vision éclairée de l'humanité...
    Magnifique comme toujours !
    Nathalie.

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